Accueil REX Agri Adapter le couvert avant la culture d'oignon

Adapter le couvert avant la culture d'oignon

icone localisation

Loiret

Un premier essai, à renouveler pour mieux juger de son potentiel

Agriculteur

David Mercier
david mercier

Atelier

Grandes cultures et productions légumières

Oignon

Une bande , 2ha au total

Semoir de semis direct

Location pour l'essai

argilo-calcaire

Objectifs

Améliorer la couverture des sols avant la culture d'oignon Réussir l'implantation des couverts végétaux Adapter le mélange du couvert avant la culture d'oignon

Description

Situé dans le bassin de production de la Beauce sur des terres argilo-calcaires, je suis en transition agroécologique depuis 3 ans avec mise en place d'essais. Mon objectif est d'améliorer la couverture des sols. En 2020, j'ai implanté un couvert végétal derrière un blé récolté le 16 juillet. J'ai comparé deux mélanges de couverts végétaux avant d’implanter une culture d’oignon. L’oignon est semé courant mars ce qui implique une reprise des terres assez rapide en sortie d’hiver. Le couvert doit faire le gros de son travail et de son développement à l’automne. Le premier mélange est composé de 1 kg de Moutarde Abyssinie, 10 kg de Vesce, 2kg de Phacélie, 1,8 kg de tournesol, pour une densité de 136 pieds/m2. Un passage de terrano a été effectué juste après la moisson le 20 juillet. Le couvert a ensuite été implanté avec un passage de semoir Pronto - Horsch le 4 août. Le mélange a été semé autour de 2 cm dans un sol très sec. L'été a été très sec en 2020. Le couvert a attendu la pluie pour lever. Il a toutefois reçu 2 fois 15 mm de pluie après le semis. A l’occasion d'une observation le 17 septembre, nous avons observé que le couvert avait vraiment besoin d'eau. Le deuxième mélange est composé de 8 kg de moutarde (114 pieds/m²) et a été semé dans la même parcelle, à la même date et dans les mêmes conditions que le couvert précédent. Les couverts ont été détruits de la même façon : par labour avant l’implantation des oignons.

Résultats

Pour le premier mélange, le taux de levé a été de 69 pieds/m², ce qui correspond à un taux de levé de 50%. La moutarde s’est bien développée de même que la phacélie. La vesce a quant à elle était assez décevante et peu présente. Le sol était très sec, ce qui a fortement pénalisé la levée des graines et le développement du couvert. Le couvert n'a pas produit la biomasse espérée, il est arrivé timidement au niveau du genou. Ces résultats sont assez décevants mais s'expliquent par les conditions de l'année. La chaleur lors du semis a pénalisé le développement du couvert au démarrage et les conditions de sécheresse durant tout le développement du couvert n’ont pas aidé. Pour le couvert de moutarde, le taux de levé est de 67 pieds/m2 ce qui correspond à 58% de taux de levé. Même constat que le premier couvert, c'est assez décevant. Le taux de couverture n'est pas assez important ce qui a laissé la place au repousse de céréales et au salissement de la parcelle. La parcelle a ensuite été labourée avant l’implantation de la culture d'oignon. Il faudra augmenter la densité de semis et rapprocher la date du semis de la récolte pour améliorer la réussite du couvert que ce soit en termes de développement mais aussi en production de biomasse. C'est vraiment difficile de réussir des couverts lorsque les conditions sont sèches. Semer un couvert juste derrière la moisson pourrait être une piste intéressante à tester pour conserver l’humidité et allonger le temps de couverture. De plus, les graines bénéficient de remontée capillaire durant les 3 jours qui suivent la récolte. Le taux de levée pourrait être amélioré. Une autre hypothèse pourrait être de semer le couvert à la volée avant la récolte. Et enfin dernière hypothèse, serait d’attendre la pluie si le sol est vraiment très sec.

Images