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La protéine est dans la prairie

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Ille-et-Vilaine

Maîtrisée & intégrée en routine à l'exploitation

Agriculteur

Vincent Couvert
SCEA Couvert Vincent

Surface

44 ha dont 9 ha en culture et 35 ha en prairie permanente

Atelier

Toutes les surfaces potentiellement adaptées à la mise en place de la pratique

Terre assez superficielle

Objectifs

Avoir une meilleure marge sur l'exploitation

Description

Pour arriver à l'autonomie alimentaire totale du troupeau, il faut produire l'énergie et les protéines dont les vaches ont besoin. J'ai des prairies avec des légumineuses que je fais pâturer sur une herbe jeune (4 à 8 semaines de repousse) parce que c'est à ce moment qu'elle est la plus riche. Pour confectionner du stock, j'optimise le rendement et la qualité du fourrage en fauchant à un stade assez jeune également (une repousse de 5 à 8 semaines) car si toutes les graminées sont en épiaison on gagne du volume mais on perd en qualité. La ration doit être équilibrée, je distribue maximum 1/3 de maïs ensilage et 2/3 d'herbe ou de pâturage. Si il y a plus de 1/3 de maïs cela provoque un déficit en protéine ce que je cherche à éviter. Le maïs ensilage peut être distribué entre 6 et 8 mois par an, en complément du pâturage et/ou d'ensilage d'herbe. Pendant 2 ou 3 mois par an, il n'y a que du pâturage. Je fais des mélanges de graminées et de légumineuses, me permettant d'avoir des prairies riches en protéines : - Graminées : ray-grass italien ou anglais, fétuque, dactyle et fléole - Légumineuses : trèfle blanc, violet ou luzerne Je travaille avec des mélanges suisses car ça fait plus de 70 ans qu'ils ont développé ce type de mélanges (mais d'autres mélanges commercialisés par des entreprises françaises peuvent bien entendu convenir).

Résultats

Je suis satisfait de travailler comme ça. Economiquement ça fonctionne mais je ne peux pas dire si c'est grâce à la plus value du bio ou grâce à ce système. Dans tous les cas cette plus value est intéressante. Je n'achète plus de concentré et je ne les produis plus car financièrement ce n'est pas rentable : une année j'ai acheté du tourteau de colza pour 3 000 euros et j'ai vendu pour 3 000 euros de lait en plus. Ce qu'il faut surtout voir c'est la cohérence du système, je miens est presque totalement autonome. Parfois j'achète un peu de fourrage à des fermes voisines. Enfin , comme les animaux sont moins poussés il y a moins de soucis sanitaires.

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