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Pâturage de couverts biomax

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Loir-et-Cher

Maîtrisée & intégrée en routine à l'exploitation

Agriculteur

franck baechler
Franck Baechler - Angus de Sologne

Atelier

Grandes cultures et productions légumières Élevage ruminant Élevage monogastrique

Vesce, Tournesol, Maïs grain, Avoine, Phacélie, Trèfle d'Alexandrie

Plusieurs parcelles , 20ha au total

Semoir semis direct pour semer les couverts

sablo-argileux

Objectifs

Apporter de fourrages en période sèche pour vaches, brebis, agneaux, bœufs à l’engraissement Produire de la matière organique avec le couvert en restituer une partie au sol Faire baisser le C/N pour un apport de fertilité minérale aux plantes à travers les bouses Accélérer la régénération des sols nécessaire dans la ferme (substitution d’une partie des terres en céréales pour produire les couverts)

Description

Ferme en élevage régénératif (vaches Angus, brebis Solognotes) et cultures céréalières sur 70 hectares depuis 2018 sur des sols sablo-argileux à 1,5% de matière organique en cours de régénération. Les couverts biomax s'intègrent dans une vision holistique de l'élevage : le besoin de nourrir les animaux dans une période où la prairie ne pousse pas, avec un fourrage de qualité, à bas coûts (80% de semences de ferme). 70% de la biomasse n'est pas consommée et retourne au sol. Je sème à partir du 15 avril, au même moment que l’implantation des maïs et tournesols pour profiter de l’humidité de la période. Le précédent dépend du contexte, c'est souvent un méteil pâturé ou laissé au sol puis détruit au glyphosate. Le mélange (à adapter au contexte de chacun) se compose de 10 kg de tournesol, 15 kg de maïs, 15 kg de vesce, 1,5 kg de phacélie, 4 kg de trèfle d’Alexandrie et 10 kg d’avoine rude. C'est un mélange qui s’adapte en permanence, opportuniste, composé de semences de ferme et achetées. La surface concernée varie en fonction du nombre d'animaux. Par exemple, je peux laisser 30 brebis entre 1 et 2 jours sur 2500 m2, la clé est l’observation. La densité et le rythme de pâturage évolue en fonction de ce qu’on recherche comme résultat sur le sol. On fait bouger le curseur vers plus d'animaux et une durée plus importante de pâturage du paddock si on souhaite un effet coup de fouet pour la culture suivante et peu de résiduel. Si on souhaite plus de matière organique au sol pour augmenter le stock d'humus, on fera bouger le curseur vers moins d'animaux et/ou une période plus courte. Pour favoriser la culture suivante, les restants de plantes sont détruites au glyphosate 1,5-2L / ha puis j'implante du sorgho ou une autre culture. Il arrive que des graminées repoussent (vulpin et ray-grass). J'ai toutefois peu de problèmes de résistance, c'est peut-être le pâturage qui a pour effet de diminuer ces problèmes car il n’y a pas qu’un seul moyen de lutte.

Résultats

Ce mélange est assez idéal pour moi, je le fais chaque année. Il m'arrive de changer 1 ou 2 espèces en fonction de la disponibilité des semences sur la ferme / du coût des semences achetées. Cette technique a permis une augmentation du taux de matière organique 2 à 3 fois plus rapide par rapport à un système en agriculture de conservation sans animaux (passage de 1 à 1,5% en 1 an) . L'état corporel des animaux est maintenu et même amélioré en été. Le principal problème est la transition de la prairie à ces couverts : des diarrhées peuvent apparaître car le couvert est très riche ! Il est essentiel d’avoir un pâturage très dynamique pour éviter que les animaux reviennent sur leurs déjections… Enfin, la viande a un goût incomparable qui évolue chaque année en fonction des types de couverts pâturés.

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