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Semis d’un couvert en inter-rang en verger de pomme

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Rhône

Prometteuse & en cours d'amélioration pour être maîtrisée

Agriculteur

Grégoire Cote
Grégoire COTE

Atelier

Arboriculture

Pomme

Plusieurs parcelles , 3ha au total

Herse rotative/semoir

Limon sablo-argileux, MO 1,7%

Objectifs

Améliorer la structure et la couverture du sol pour gagner en portance et en capacité d’infiltration de l’eau Diversifier la flore du verger pour héberger les auxiliaires de culture face au puceron cendré et à la punaise marbrée

Description

J’ai semé un couvert d'hiver en inter-rang dans une parcelle de pommier de 1 ha âgé de 4 ans. J’ai semé le 15 septembre 2020 au combiné herse rotative/semoir (largeur semis 3m). Le couvert se composait d’un mélange de 10 espèces (mélange Germineo) : - vesce pourpre (3 kg/ha) - vesce velu (3 kg/ha) - avoine rude (2 kg/ha) - seigle multicaule (2 kg/ha) - trèfle incarnat (1 kg/ha) - trèfle d'Alexandrie (1 kg/ha) - radis asiatique (1 kg/ha) - lin (1 kg/ha) - phacélie (0,5 kg/ha) - moutarde brune (0,15 kg/ha) Soit un total de 15 kg/ha. L’objectif était de maintenir en place le couvert le plus longtemps possible. Le couvert a seulement été fauché.

Résultats

Le couvert a eu un très bon taux de recouvrement (98%) mais avec un salissement du semi par le raygrass assez important selon les zones (30%-40%). C’est un couvert très dense, qui a atteint une hauteur d'environ 60-70cm. La répartition était assez hétérogène (zones très denses en vesce pourpre), avec une dominance de la vesce et du seigle par rapport aux autres espèces semées. Le trèfle, le lin, la phacélie, la moutarde et le radis étaient très minoritaires. Il n’y a pas eu de problème de développement de vesce sur le rang. Malgré la difficulté à maîtriser le ray-grass dans les couverts, je suis très satisfait des rendements obtenus : 5,5 - 6,2 tMS/ha de biomasse aérienne, avec une bonne restitution. Le test bêche a révélé une très bonne structure de sol (mottes grumeleuses) et une activité biologique forte (vers de terre, traces de bioturbation, galeries…). Le couvert a développé un enracinement dense jusqu’à 15 cm. La caractérisation des résultats biodiversité est complexe puisque les relevés ont été faits à la suite d'intempéries (orage, pluies, brouillards). On a quand même observé de nombreuses araignées, Cantharidae, coccinelles, syrphes et chrysopes (Neuroptera) sur les fleurs. Je vais poursuivre mes essais pour arriver à remonter le taux de matière organique labile, la restitution d’azote et la portance du sol. J’aimerai aussi investir ou autoconstruire un semoir en semis direct.

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