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Test d'alimentation plus locale pour pondeuses en poulaillers mobiles

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Un premier essai, à renouveler pour mieux juger de son potentiel

Agriculteur

Gaëlle Bonnieux
Gonnegirls

Surface

8 ha dont 8 ha en prairie permanente

Atelier

Maraîchage Élevage monogastrique

Toutes les surfaces potentiellement adaptées à la mise en place de la pratique

Broyeur, stockages

Argileux

Niveau de satisfaction: 2 / 3

Niveau de prise de risque: 2 / 3

Objectifs

Évaluer la rentabilité économique d’un nouveau sytème d’alimentation Baisser les coûts de l’alimentation Nourrir les poules avec un aliment bio, qui permet de couvrir leurs besoins physiologiques et les besoins pour la ponte

Description

Nous avons 1000 poules rousses séparées en deux lots. Elles pâturent toute l’année dans un champ de luzerne semé il y a trois ans, depuis la végétation est laissée libre. Elles vivent en poulaillers mobiles que l'on déplace tous les 3 à 4 jours et suivent ainsi un parcours de trois mois. Les poules ont donc tous les jours de l'herbe à pâturer. Cette période permet à l'herbe de repousser et laisse le temps d'un vide sanitaire naturel et les fientes constituent un apport en fertilisant pour les sols. En ce qui concerne l’aliment, elles ont accès à 130g de granulés (tourteau de soja, maïs grain, triticale, orge, blé, luzerne, levures, minéraux et aromatiques) par poule et par jour. Dans le but de diminuer les charges liées à l’aliment, nous avions essayé de composer une ration à partir d’un mélange fait par nos soins de céréales achetées chez un céréalier normand. Dès le lendemain on a obtenu des œufs très petits (non conformes) que l'on explique par un manque de protéines dans la ration (17% nécessaire). Pour les nouveaux apports en protéines, on se renseigne sur plusieurs pistes. La première étant d'essayer plusieurs combinaisons de rations sur des petits lots jusqu'à trouver celle adaptées à leurs besoins. On veut également faire le test d'un élevage de vers de terre pour complémenter la rations en protéines. Les céréales présentent également un faible apport en minéraux, il faut donc qu’on ajoute à la portion des minéraux (phosphore, potassium, magnésium,…) en complément. Avec l’augmentation du coût de l’aliment bio on souhaite réessayer des mélanges de céréales. Le but est d’acheter les céréales directement chez un céréalier et de les transporter jusqu'à la ferme pour ensuite les broyer sur place et créer un mélange optimal pour les poules et pour la ponte. Cela implique l’achat d’un broyeur, d'une zone de stockage et d’une benne pour le transport jusqu’à la ferme. Dans un premier temps, seul le stockage est impératif. Pour le reste, on peut faire appel à des professionnels pour broyer et transporter les céréales (exemple : camion FAF - Fabrication d’Aliment à la Ferme). Attention, en poulaillers mobiles il est impératif que les mangeoires soient adaptés et qu’ils empêchent les miettes de s’envoler.

Résultats

Le pâturage de luzerne n’a aucun effet sur la quantité d’aliment consommé. En effet plusieurs études menées par le Casdar Parcours Volailles ont montré que le plein air augmente le besoin énergétique des poules, elles consomment donc autant d’aliment même si elles consomment plus de végétaux dans la prairie. C'est un supplément naturel améliorant la qualité de nos oeufs en plus d'améliorer le système immunitaire des poules. En ce qui concerne les mélanges, il est essentiel de trouver celui qui remplira toutes les nécessités biologiques des poules. Et il faut le complémenter en minéraux. D’un point de vue économique, un investissement est à prévoir (stockage, transport, broyage). Avec l’augmentation nette du coût de l’aliment et notamment en bio, cette alternative permet de garder le contrôle et de faire des économies après investissements. Nous n’avons pas encore de résultat, il s’agit du début d’une expérimentation et sommes preneurs de vos retours si vous avez testé quelque chose de semblable !

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