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Fauchage-andainage des cultures avant récolte

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Morbihan

Prometteuse & en cours d'amélioration pour être maîtrisée

Agriculteur

Ferme Trévero
EARL Ferme de Trévero

Surface

55 ha dont 45 ha en culture et 10 ha en prairie permanente

Atelier

Grandes cultures et productions légumières Élevage ruminant Élevage monogastrique

Toutes les surfaces potentiellement adaptées à la mise en place de la pratique

Faucheuse-andaineuse

Limoneux léger

Objectifs

Améliorer la qualité de la récolte (graines plus propres et plus sèches) Augmenter le rendement de certaines cultures Assurer une plante sèche à la moisson et diminuer le taux d’impureté des récoltes Avancer les dates de récoltes de 2 à 3 semaines Augmenter la production de matière organique en semant les couverts plus tôt Programmer la récolte d’une culture peu importe l’état de finition de la maturité durant une fenêtre météo adéquate

Description

Cette technique consiste à faucher et andainer des cultures avant l’opération de battage par la moissonneuse-batteuse afin d'accélérer la maturité des grains et diminuer l’humidité de la végétation par séchage de l’andain. Cette fauche doit s’effectuer avec une faucheuse-andaineuse qui a la particularité de couper la plante à récolter et de l'andaineur à l’aide de tapis sans égrainer la récolte. La fauche se déroule avant maturité de la plante qui finit de mûrir par accélération de la sénescence. Les grains sont mûres en même temps, ce qui évite un égrainage de ceux-ci pouvant être observé lors d’une moisson classique. En fonction de la météo, nous laissons entre 2 et 7 jours entre la fauche et la moisson de l’andain pour assurer une maturité correcte. L'andain est récolté par une moissonneuse-batteuse équipée d’un pick-up à tapis. La récolte peut donc être avancée de 2 à 3 semaines plus tôt.

Résultats

Généralement, la moisson se fait plus rapidement et facilement avec une graine beaucoup plus propre, avec une homogénéité de la maturité et sans se soucier de la propreté de la parcelle ou de la culture verte associée ou non. Le taux d’impuretés baisse fortement. Une maîtrise de la date de nos récolte par rapport à la météo est aussi observée avec une avance d’en moyenne 2 à 3 semaines. Cela permet d’implanter une 2ème culture ou des couverts en bénéficiant d'un maximum d'ensoleillement de cette période. Ainsi, nous créons plus de matière organique à l’hectare et stockons de fait plus de carbone, améliorant la qualité de nos sols. Aussi, nous avons observé une augmentation de nos rendements sur les cultures de sarrasin et de colza. Les grains deviennent tous matures en même temps grâce au temps de séchage de l’andain ce qui évite l’égrainage. Cela nous permet aussi de pouvoir planter et récolter du sarrasin après la moisson avancée du colza, de récolter de la semence de prairie type trèfle ou graminées ou encore de récolter des lentilles. Nous gagnons énormément de temps car ce système nous permet de beaucoup moins avoir besoin de sécher nos grains, de faire un tri très minutieux avec un grain moins propre et d'altérer l’état de la moissonneuse batteuse. La plus grosse difficulté est le très faible développement de cette technique en France : une grande difficulté pour se procurer ce type de matériel (souvent pas de disponibilité en ETA ou CUMA) ce qui contraint à former un groupe d’agriculteurs et d’investir en propre ou de convaincre une CUMA d’investir. La majorité des fabricants se trouvent en Amérique du Nord. Le prix liés à l’importation est donc aussi plus difficile à amortir.

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