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Système économe en intrants comparé avec 2 autres systèmes

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Haute-Saône

Un premier essai, à renouveler pour mieux juger de son potentiel

Agriculteur

Gregory Choux
Vesoul Agrocampus

Surface

236 ha dont 150 ha en culture et 86 ha en prairie permanente

Atelier

Grandes cultures et productions légumières Élevage ruminant

Soja, Orge hiver, Maïs grain, Blé tendre hiver

Des micro-parcelles , 1ha au total

Semoir semis direct, herse étrille, houe rotative, bineuse.

Limon-sableux

Objectifs

Disposer d’un système de culture intégré permettant de dégager une marge semi-nette équivalente au système de culture raisonné et aux références locales (Chambre d’agriculture). Limiter au maximum l’IFT tout en maîtrisant la flore d’adventices sans dégrader la situation initiale. Evaluer les impacts des pratiques économes en intrants sur la fertilité biologique du sol.

Description

Le dispositif consiste à comparer 3 systèmes de culture en bande de 70 ares chacune : - un système économe en intrants (SdC intégré) - un système en agriculture biologique - un témoin (pratiques des agriculteurs à l’échelle locale = SdC raisonné) L'essai se fait sur une rotation de 6 ans : maïs, soja, blé, colza, blé, orge. Il en est à sa 3ème année d’expérimentation avec pour cette campagne l’implantation d’un blé tendre d’hiver après un soja. Le système intégré utilise des techniques culturales simplifiées (semis direct en situation favorable) avec une rotation longue et l'alternance de cultures d’hiver et de printemps pour rompre le cycle des bioagresseurs (ravageurs, maladies et adventices). Le colza est semé en association avec des légumineuses gélives. La gestion des adventices repose sur un amendement organique sous forme de compost (montée en température qui élimine le stock semencier des adventices), des moyens mécaniques (herse étrille, houe rotative) et une lutte chimique réduite. Pour les maladies, elle s’appuie sur le choix de variétés résistantes aux maladies, des mélanges de variétés, la pratique du biocontrôle et l’évitement de l’utilisation des phytos. Enfin pour les ravageurs elle basée sur la lutte biologique (trichogrammes sur maïs) et l’évitement de l’utilisation des phyto via les observations. (Voir plus de détail dans le lien vers la fiche GECO).

Résultats

Globalement les écarts de rendements entre le système raisonné et le système intégré sont peu significatifs. Les rendements du maïs sont supérieurs à la moyenne locale et ceux du soja sont inférieurs. Les conditions climatiques de ces deux dernières années n’ont pas été favorables à la conduite des grandes cultures. La marge brute est plus élevée dans le système intégré que raisonné (267 €/ha contre 258€/ha). Le temps de travail nécessaire pour réaliser les interventions sur les cultures de maïs et de soja reste globalement équivalent que l’on soit en système intégré ou raisonné (témoin).

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